Fondatrice Kidop
Chères lectrices,
Laetitia, à l’origine de Kidop
Je m’appelle Laetitia. Je suis puéricultrice, consultante en lactation IBCLC et professionnelle engagée depuis de nombreuses années auprès des familles, de la grossesse à la salle de naissance, de la maternité à la réanimation néonatale, de la pédiatrie aux premiers pas de l’adolescence.
Mon métier m’a placée, jour après jour, au cœur de ce que vivent réellement les parents : leurs questions, leurs doutes, leurs forces, leurs ajustements. C’est là, sur le terrain, que s’est forgée ma conviction la plus profonde : les parents et les bébés ont des compétences. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas qu’on fasse à leur place, mais qu’on les accompagne, les soutienne et les éclaire.
Ce que mon parcours m’a appris
Alors que dans ma pratique, j'ai souvent été confrontée à des collègues qui se place au-dessus du parent comme s'ils avaient le savoir. J'ai d'abord observé les bébés pour comprendre qu'ils possèdent déjà de nombreuses compétences et émotions, dés les premières heures de vie, même pour des naissances prématurés. Partant de ce constat, j'ai tout fait pour orienter ma pratique en tant qu'accompagnante du bébé et non en tant que soignante.
Pendant les études paramédicales, on vous parle de prise en charge globale des personnes mais en réalité, sur le terrain, on nous apprend surtout à devenir soignante. En France, une soignante est une personne qui a la connaissance médicale, se plaçant souvent au-dessus de la personne qu'elle soigne. Le patient lui est souvent vulnérable, placé inconsciemment en-dessous de nous parce qu'il n'a pas le savoir et parce qu'il est diminué dans ses compétences. Le patient subit souvent l'organisation des équipes et de l'établissement mais cela permet d'avoir des patients "dociles" plus faciles à gérer lorsqu'on travaille à flux tendu.
Aujourd'hui, on s'est aperçu qu'autonomiser le patient, lui expliquer le pourquoi et le comment, permettent une meilleure adaptation aux traitements et finalement l'accompagnement devient beaucoup plus efficace pour soigner la personne. cependant, même si les discours tendent à remettre le patient au centre de sa santé, la pratique française a encore besoin d'évoluer. Malheureusement, c'est aussi ce qu'on voit dans la prise en charge de la parentalité alors que cela devrait être encore moins vrai dans ce domaine puisque les parents ne sont ni malades, ni patient ...
Pour ma part, j'ai beaucoup observer pour changer ma pratique autour de cette idée d'accompagner pleinement nos bébés, de comprendre les besoins et les émotions pour y répondre au mieux, en s'adaptant à eux et à leurs rythmes. Considérant les enfants, même nouveau-nés, comme des êtres à part entière, leur bien-être est devenu une priorité, peu importe la situation.
D’abord, j’ai vu combien les parents deviennent capables lorsqu’on les valorise, qu’on leur explique et qu’on chemine avec eux. Lorsqu’on leur fait confiance, ils développent une assurance, une compréhension et une autonomie bien plus grandes que lorsqu’on agit à leur place.
C’est de cette expérience qu’est née mon envie de proposer autre chose : une information qui renforce les parents au lieu de les remplacer.
Pourquoi j’ai créé Kidop
En parallèle de mon travail de terrain, j’ai longtemps observé les médias parentaux. J’y ai trop souvent retrouvé des discours normatifs, des injonctions, des jugements qui nourrissent la culpabilité et le doute. J’y ai aussi vu des publicités omniprésentes, parfois en contradiction directe avec les recommandations formulées sur la même page.
J’ai ressenti un décalage entre ces contenus et la réalité que je vivais auprès des familles. Un décalage entre des paroles “théoriques” et ce que l’on constate concrètement quand on accompagne des parents dans leur quotidien.
Kidop est né de ce constat.
L’envie de créer un média différent :
- un espace sans jugement,
- une information fiable, nuancée et contextualisée,
- un lieu qui n’impose pas, mais qui donne des clés pour choisir.
Ma posture : accompagner sans diriger
Je ne crois pas aux recettes universelles. Je crois à la singularité de chaque famille, à la complexité des situations, aux zones de doute qui font partie du chemin.
À travers Kidop, mon intention n’est pas de dire aux parents ce qu’ils doivent faire, mais de :
- leur donner accès à des informations claires,
- croiser les regards (professionnels, expériences de parents, pratiques d’ici et d’ailleurs),
- nommer les débats, les incertitudes, les limites,
- afin qu’ils puissent faire leurs propres choix, en accord avec leur histoire et leurs valeurs.
Ce que je défends à travers Kidop
- La confiance dans les compétences parentales
- Le respect des parents, sans culpabilisation ni infantilisation
- La transparence et l’éthique dans l’information comme dans les partenariats
- La nuance : reconnaître qu’il n’existe pas une seule manière de faire, mais des chemins multiples
Kidop n’est pas un lieu de certitudes toutes faites. C’est un espace pour comprendre, questionner, nuancer… et choisir.
Un mot personnel
Si j’ai créé Kidop, c’est parce que je crois profondément que les parents méritent mieux que des injonctions et des discours simplifiés. Ils méritent une information respectueuse de leur intelligence, de leur sensibilité, de leur capacité à décider pour leur famille.
Je crois en vous.
Et c’est cette confiance qui guide chacun des contenus que je partage à travers Kidop.